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LES DÉBUTS...
LA FAMILLE... |
LE DÉBUT
À quel âge commences-tu le squash ?
Cest mon père qui ma fait jouer pour la première fois à 8 ans.
Et tu avais envie de devenir le numéro 1 mondial, déjà tout petit ?
Non. Quand jai commencé à jouer, je navais absolument aucune ambition.
Enfin, je voulais être bon en France, parce que nous, comme tu le sais, on
est un tout petit pays, une toute petite île, on navait aucun repère,
aucune référence.
Alors, pour nous, déjà être bon en France, cétait bien.
Quand jétais jeune, je crois quà un moment donné, je disais que je
voulais être dans les 30 meilleurs, mais cétait comme ça, sans aucune
référence.
Bien sûr, au fur et à mesure de ma carrière, je me suis fixé
des objectifs un peu plus réalisables, à chaque fois un peu plus haut.
Mais il fallait que je valide un niveau pour aller au suivant.
À quel âge décides-tu de prendre un entraîneur.
À 14 ans. Depuis cet âge, jai deux entraîneurs, Franck Carlino et Paul
Sciberras. Auparavant, javais eu deux autres entraîneurs, jétais
Champion de France.
Je les ai rencontrés à ce moment-là, et on sest dit
quon allait aller vers un projet nouveau, un projet commun, qui serait
sport et études. Le principe était « il faut que tu réussisses tes études
et que tu sois bon en squash. »
Et tes parents tont soutenu ?
Mes parents ont totalement approuvé la démarche, ça les a rassurés. Ce
nétait pas un simple « sport/études », dont les résultats à lépoque
nétaient pas entièrement satisfaisants, et menait à de nombreux échecs
scolaires.
Comment se partage ton histoire avec eux ?
Au début, je faisais beaucoup de raquette avec Franck, vraiment le travail
technique, on va dire, et Paul était plus accès sur la préparation
physique, cognitive et mentale, la planification des entraînements.
Paul est quelquun qui a fait de nombreuses études, il a passé 3 DEA,
Biomécanique, neuroscience, etc
Il sintéresse aussi à laspect cognitif,
il aime bien le traitement de linformation, et au squash, cest
important. Je pense que cest aussi là-dessus quon a fait la différence.
Tu es très fidèle
Oui, cela fait 14 ans que Paul, Franck et moi, nous
travaillons ensemble, mais là où jai eu des
repères de faire une carrière, cétait à 18 ans quand jai décroché la
place de numéro 1 Européen et 3ème mondial junior.
Parce que tant que
jétais Champion de France, cétait bien, mais cela ne voulait trop rien
dire. Mais cette place de 3ème mondial nous a fait penser que tiens, là,
je pourrais peut-être faire une carrière pro.
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En Anglais

Thierry LINCOU
Vingt-huit ans ; né le 2
avril 1976 à Saint-Pierre (la Réunion).
1,80 m ; 75 kg.
Entraîneurs : Paul Sciberras et Franck Carlino.
Championnat du Monde Individuel : 1er (2004); 2e (2003). Par équipes :
2e (2003).
Championnat d'Europe Par équipes : 2e (2000, 2001, 2002, 2003, 2004).
Championnat de France : 1er (de 1997 à 2003).
Championnat d'Europe Juniors : 1er (1994).
3ème au Championnat du Monde Junior 94
13 victoires sur le circuit PSA.
Numéro 1 mondial depuis le 1er janvier 2005.

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"Les Français jouent au squash comme ils jouent au rugby, avec passion et inspiration."
Jahangir Khan |
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LA FAMILLE
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Bonjour
Framboise,
Ce matin, il pleut très fort sous les tropiques... dans deux heures il
fera soleil. ce con de gazon va s'en donner à cur joie .. et je serai bon
pour pousser la tondeuse ...prendre la cisaille et cetera... bon je ne
suis pas là pour me lamenter, il n'y a vraiment pas de raisons...(pourvu
que la tondeuse démarre)
LENFANCE PASCAL ET THIERRY
Par rapport aux enfants de son âge, à trois ou quatre ans, on s'est aperçu
qu'il était plutôt dégourdi.. Un de ses jeux, en concurrence avec son
frère Pascal, était de sauter d'obstacles de plus en plus hauts : ils
prenaient dans la main une petite branche d'arbre avec des feuilles qui
était censée faire office de parachute, et pour Thierry tout était bon
pour être le premier et devancer son frère de trois ans son aîné.. Comme
celui-ci n'était pas manchot...faillait se surpasser
Cest sûrement de là
que son goût pour la compet a pris corps... enfin dès qu'il a été capable
de se déplacer, pratiquement, il a montré des qualités au-dessus de la
moyenne.
Ils ont toujours vécu dans une ambiance sportive, étant moi-même un fada
de sports (rugby, vélo judo). ... et Céline, sa mère, de son côté, n'aime
rien perdre (même pas un centime). Ils ont pratiqué tout ça et en plus :
la natation, le bicro, la randonnée....
Le squash est venu après... par hasard
( à 50 m de la maison de fonction,
Daniel, éducateur chef , avec la complicité du parrain de Thierry, Alain
DUCOS, a transformé une partie d 'un ancien silo à maïs, premier court de
squash de l' île: il manquait 10 cm. .. qu'importe!
Enfin c'est souvent le cas dans les familles : le petit veut surpasser le
grand et Pascal a joué un rôle très important dans la réussite de Thierry.
À un moment de sa vie, Pascal a été frustré car lui n'était pas loin ...
mais les circonstances en ont voulu autrement... du coup Pascal est devenu
prof dEPS et de Squash. Il est CTL à la Réunion, B.E.2 et il fait du très
bon travail aujourd'hui.
Il y a une grande affection entre les deux c'est peut-être ça qui est le
plus réconfortant.
LA RÉUSSITE
On nous dit souvent qu'on doit être "fiers" de la réussite de Thierry.
Bien sûr... Mais c'est bien plus que ça...Ce qui me met la chair de poule,
par exemple, c'est quand le speaker, à grand renforts de boniments,
l'appelle sur le court dans un grand tournoi, ou que je vois un tas de
gamins accourir vers lui quand il arrive dans un club, je me dis: "tu te
rends compte.. ton garçon..."
Mais enfin, la réussite sportive, la relative notoriété, ne sont qu'une (très
grosse) cerise sur le gâteau , à coté des satisfactions familiales...
LES CRAINTES
Ce qui me ferait le plus peur dans la carrière sportive, c'est le dopage.
Mais de ce côté-là, je suis tranquille avec Thierry... et les gens qui
l'entourent me rassurent totalement
Autrement, on peut toujours craindre
la blessure qui peut tout arrêter, mais Thierry a su mettre d'autres
atouts en réserve par les études qu'il mène.
On pourrait craindre aussi que "ses chevilles enflent" tout d'un coup , mais ce n"est pas le genre de la maison
En fait, c'est la fin de carrière et la reconversion qui sont aléatoires ;
mais il faut faire confiance en ses capacités.
FIN DANNÉE
Hier, on a fêté au club l'événement. Cest en accrochant la banderole :
"THIERRY CHAMPION DU MONDE " que j'ai réalisé un peu plus... Il a pris son
bain "affection véritable" parmi ses amis de toujours et sa famille. Il a
fait jouer pendant une heure et demie ses copains, puis on s'est retrouvé,
comme il se doit, autour des bouteilles et autres friandises qui
composaient le buffet organisé par la mère. Thierry repartira gonflé à
bloc pour défendre sa place..
AVOIR DES PETITS
Quand on a des enfants , on souhaite le meilleur , à condition que ça ne
les "dénature" pas et qu'ils se réalisent. J'ai toujours été conscient que
vouloir réaliser , ses propres rêves inassouvis , à travers ses enfants,
était la plus mauvaise des choses et c'est peut-être en laissant se faire
les choses et en accompagnant ses enfants, dans la voie de leur choix (même
s'ils sont induits par les circonstances ou des désirs malgré tout
inconscients) qu'on leur rend le meilleur service .
Voilà Framboise ce que je peux te dire ; je m'oblige à m'arrêter car je
pourrais être très long...
Daniel Lincou
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Thierry en 3 mots:
Costaud, Sérieux (trop?), Réfléchi
Renan Lavigne |
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Céline
Hello Framboise
À l 'âge de 4 ans , déjà , Thierry se concentrait avant ses combats nippon
en compet !

Dès la maternelle, il a appris à organiser son plan d'activités ( méthode
personnalisée et communautaire). Dans notre poulailler, il osait taquiner
les coqs de combat : il s'est fait griffer !
Jai eu Thierry , en classe de moyenne section, à l' école catholique de
St Gabriel. Je ne l'ai gardé qu' un trimestre, because, trop de pression ,
vis à vis de ses copains : j ai été trop sévère avec mon fils et élève ;
j'ai dû le confier à une autre collègue ...... difficile d' être prof et
maman !
Un petit an d'avance : à 17 ans, malgré ses absences répétées, notre fils
a décroché le Bac D, avec une petite mention .
Nous avons des photos souvenirs de son enfance !
Pour moi, Thierry est bien « le messager damour, de paix et de joie », l' ambassadeur de notre squash !
Une "mongolfière" ravie d'avoir rencontré son mari à Castelnaudary !
Une famille unie et épanouie, à la Ravine des Cabris !
Vive la Réunion , l'île au trésor !
Céline Lincou
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Pascal
Titi c'est comme mon frère jumeau, bien que l'on ait 3 ans de différence
et que l'on n'ait pas tout à fait le même niveau en squash !!!
Mis à part ça, on partage les mêmes passions, les mêmes envies, une sage
philosophie de la vie, des plaisirs simples et sains.
Enfant, Titi a toujours voulu faire aussi bien que moi, voire dépasser son
grand frère, en effet plus jeunes nous jouions toujours ensemble.
Peut-être ai-je de cette façon contribuer à sa réussite ??
Lorsqu'il m'a dépassé, mon sentiment de frustration n'a duré qu'un court
instant , et a été remplacé par un grand sentiment d'admiration. Jusqu'à
ce jour, je crois être l'un de ses plus grands fans, je lui est dédié un
montage sur informatique, film retraçant son superbe parcours en 2003. Et
que dire de 2004 !
J'ai toujours cru en lui , et quand je m'adresse aux jeunes que j'entraîne,
je le cite toujours comme exemple...
Petite anecdote:
Lorsqu'il avait 11 ans, lors d'une séance de lancer du disque, son prof de
gym avait dit: "lancez l'engin comme si vous vouliez qu'il dépasse les
grilles du stade".
Ça n'a pas loupé, le prof a été obligé de sauter la grille pour récupérer
le disque de Titi perdu dans les bois!!!
Au plaisir
Pascal Lincou |
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Décris-le en 3 mots :
Esthétique,
Compassion,
Combativité
Franck Carlino |
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