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THIERRY LINCOU
"LE PATRON TIRE SA REVERENCE"

ENGLISH INTERVIEW         THEY SAID      FRENCH INTERVIEW

Greg Gaultier... Théo Froment.. Max Louri... Squashpark Soccerpark.... Sébastien Lepley....Renan Lavigne.... Jean-Yves Agricol... David Schoumacher...   Mathieu Castagnet... Pascal Boutreau.... Evelyne Marche.... Stéphane Essayie... Nicolas Sollazzo... Fred Dupuis.... Franck Carlino.... Paul Sciberras.... Stéphane Penso... Xavier Moyne-Bressand... Daniel et Céline Lincou....
 
             Les messages en Anglais.....                                  Envoyez-moi vos messages à gommendy@aol.com....
 

PARENTS DE L'OISEAU RARE...
par Daniel et Céline Lincou


Nous, parents, nous ne sommes pas les mieux placés pour faire des commentaires flatteurs sur notre fils. En vérité on est comme deux "moineaux ordinaires" qui auraient couvé un oeuf d'où il serait sorti une sorte d'oiseau rare !

Nous sommes émus (et un peu gratifiés quand même) par le concert de louanges qui saluent l'annonce de sa retraite du PSA, par les déclaration d'estime , de profonde amitié, de respect...

Quand il a fait ses au revoir à tous ces gens avec qui il était si bien choyé, il a crée beaucoup d'émotion, "un champ de ruines"! Ce fut très réconfortant et chaleureux pour nous, parents malgré la tristesse du départ.

Il s'éloigne géographiquement avec Céline et ses deux petites filles qui vont connaître un choc culturel. Avec l'affection de leurs parents, j'espère qu'elles en sortiront plus fortes et plus "riches". Malgré Internet et tutti quanti, elles nous manquerons quand même... on sera obligé de prendre l'avion et de sauter les océans ... « à nos âges, ma bonne dame ! ».

Bon! une page est tournée, ça aura au moins l'avantage de nous dispenser de ces heures stressantes passées devant ce p....d'écran d'ordinateur à suivre ou à deviner ses matches.... quand il y avait l'image !

Petite histoire… Pour son titre mondial: coupure à deux points de la fin du match...et nous comme des c... à espérer, à imaginer, à supputer, à désespérer...jusqu'au coup de fil de Claude Duhart qui nous annonçait la nouvelle, heureusement, Site Squash était là ! [note de Fram: le scoreboard étant en panne, j'avais appelé James Willstrop, sur son portable, au Pakistan - alors qu'il soutenait Lee - et c'est lui qui m'a appris la victoire du Patron... in-inventable]

Et parmi le concert de remerciements qui accompagnent la fin de ce chapitre, il y en a un très gros que nous adressons à notre Framboise nationale…

Voilà un chapitre de notre vie familiale est clos. La vie continue, plus riche de tout ce qui nous a été apporté, des nouvelles amitiés, de nos nouvelles relations et tout et tout....

Merci Thierry , Merci Céline et le positif qu'ils ont drainé derrière eux...(on leur dira notre affection directement)

Salut Framboise, à plus et pour longtemps....

                          


En Chine, 2008

Le Plus Heureux des Hommes...
par Stéphane Penso


J'ai connu Thierry en 2004, une semaine après son titre de Champion du monde, pour être précis. Bien sûr, je le connaissais à travers le club de Marseille, mais je n'avais jamais échangé plus qu'un simple bonjour. C'est David Navarre qui nous a véritablement présentés, et je dois dire que ce jour-là a été un jour de chance.

Je ne vais pas énumérer toutes les qualités de Thierry, je pense que tout le monde connaît ces dernières qui le caractérisent si bien.

Thierry est mon meilleur ami. Nous avons beaucoup de points communs, à savoir la famille, les amis, la bonne bouffe. Je pourrai écrire pendant des heures, et vous faire découvrir différentes facettes de l'athlète. Comme je pourrais détailler pendant de nombreuses lignes, l'homme de cœur et l'intégrité qu'il dégage. Mais je vais la faire courte, précise et honnête.

Thierry a été le meilleur joueur du monde, le plus respecté, et certainement le plus admiré. Il lui a manqué, à certains moments clés de quelques matchs, la hargne d'un Palmer, la nonchalance d'un Power, ou l'indélicatesse de certains autres. Malgré cela, sa carrière a été exemplaire, pas un mot plus haut que l'autre envers l'arbitre, toujours souriant avec les adversaires, et ultra disponible pour les spectateurs (et la presse).

Quand il était à l'autre bout de la planète, nous dialoguions souvent via SMS. Il me décrivait les alentours, son hôtel, ses premières impressions. Ensuite, on parlait du tableau, de ses futurs adversaires, les stratégies à adopter. Et même si j'étais un joueur médiocre (je le suis toujours), il a toujours fait confiance à mon sens de l'analyse. Quel honneur de parler tactique avec un champion du monde !

Et aussi quelle fierté d'avoir défendu (avec Renan, Mathieu et Olli), à leurs côtés, les couleurs de Marseille à travers les matchs par équipes. Pour moi, le simple joueur occasionnel, vivre ces moments, ces titres, ces peines, ça n'a pas de prix.

Les derniers temps, j'ai été son sparring partner. Je peux vous affirmer qu'une séance d'1h30 équivalait, pour ma part, à la perte de quelques kilos et de milliers de calories. Mais quel sens du travail !

Tant qu’il n'était pas content de lui, on ne sortait pas du terrain. Des centaines de fois à reproduire un schéma bien précis, après autant d'années sur le circuit, il aurait pu dire « bon, c'est pas grave, je suis fatigué, on arrête ». Mais son sens des responsabilités toujours aussi aiguisé, et un mental à toutes épreuves, lui donnait la force nécessaire de continuer, dans la douleur.

Quand il n'était pas en tournoi, on s'appelait souvent afin d'aller manger japonais, notre grand kiff à tous les 2 (et à Marco Palmieri).

Nous parlions de tout, sauf de squash. Il adore les belles mécaniques, les voitures dans toutes leur
s déclinaisons. Un véritable passionné qui claquait tout son salaire en revues spécialisées ! Et que dire du chocolat (noir), qu'il mangeait par tablettes entières en disant chaque jour merci au squash, qui lui permettait de ne pas trop stocker de sucre dans son ventre !

Dernièrement, nous sommes parti en Israël (ainsi qu'avec Renan), répondant à l'invitation de la Fédération de ce minuscule pays, si chaleureux. Une semaine à leur côté, et j'ai pu m'apercevoir que même là-bas, Thierry était une superstar. Qui l'aurait cru ? Et bien même lui a été agréablement surpris, de la qualité des infrastructures, de l'ambiance, de l'accueil.

Je savais, déjà à cette époque (fin mai), qu’il allait arrêter. Et en arrivant chaque jour au club, et en voyant l'engouement monstre qu'il provoquait (pour info, l'exhibition a attiré 450 personnes, le club était à craquer), je me disais que c'était du gâchis, être toujours une icone, encore dans le top 10 mondial, et prendre sa retraite, c'était dur à avaler (pour moi).

Mais il faut se mettre à sa place. Le corps, l'esprit, l'envie, tout cela se décuple jusqu'à 30ans, mais ensuite les blessures prennent le pas, la vitesse n'est plus la même, les jeunes poussent de plus en plus fort, et, quand on est chef de famille comme lui, la reconversion doit être la plus productive possible. Alors quand elle se présente à vous, et en ayant analysé la situation, il a bien fait de partir.

Voilà, cette période est maintenant terminée, mais les nouvelles technologies vont nous aider à combler ce vide (merci Skype et facetime).

Je me réjouis donc de ce (nouveau) départ. Avec son exceptionnelle épouse (qui a encaissé comme aucune ses multiples absences) et ses adorables filles, aucun doute que leur intégration se fera rapidement.

Donc Thierry, si tu me lis, tu sais que ce n'est pas un exercice facile pour moi d'écrire ce que tu viens de lire (c'est pour ça que je suis le dernier à le faire). Mais puisque je suis lancé, je vais conclure sur ces quelques phrases.

Tu as été celui que j'aurais toujours voulu être, un sportif professionnel (malheureusement je n'avais pas le talent). Tu m'as fait toucher du doigt le sport de haut niveau, à tes côtés j'ai pu suivre tes entraînements (et même y participer), et ta préparation, tant mentale que physique.
 
En tournoi, je souffrais comme toi, je rageais derrière mon écran quand tu perdais, et quand tu gagnais, j'avais l'impression que moi aussi je gagnais. J'étais tellement dans le match que je ressentais, avec une certaine relativité, ce que tu éprouvais.

Alors je te dis merci, car par procuration, j'ai pu goûter à ces sensations qui n'auraient jamais pu être à ma portée.

Ta simplicité est telle que tu apprécies les moindres moments de la vie, même dans les plus banaux, tu puises inspiration et bien être. Nous avons la même conception de la famille, le même modèle patriarcal. Nous nous "saignons" pour que nos proches ne manquent de rien, nous adorons les enfants (je sens qu'au States tu vas nous tenter le garçon), nous sommes des passionnés et on le revendique, c'est pour ca que toi et moi ca a collé.

Alors aujourd'hui, je n'ai pas perdu (de vue) mon meilleur ami, je suis juste le plus heureux des hommes de l'avoir connu.
                                       

LES COACHES...
PAUL SCIBERRAS....

Il est incontestable que Thierry a eu un parcours d’excellence sportive. Il a été le premier sportif français à avoir ouvert tant de portes au niveau national et international.

Sa démarche exemplaire a souvent été prise comme modèle par les joueurs plus jeunes. Son objectif de carrière était d’atteindre conjointement le haut niveau sportif et le haut niveau des études.

Cette réalisation a été possible grâce aux transpositions des apports théoriques conjugués aux apports concrets. Sa disponibilité interne et celle pour son environnement lui ont permis d’être la belle personne qu’il est. La triangulation équilatérale, parents, joueur, entraîneurs, est la clef de sa formidable réussite sportive, universitaire et humaine. Le caractère systémique de sa formation a contribué à l’évolution d’une part de son état mental (motivation, détermination, attention, concentration, autonomisation, etc.) et d’autre part à l’évolution de son état cérébral (observation, anticipation, détection, identification, planification, exécution, etc.).

Thierry, tout au long de sa carrière, a fait preuve d’une intelligence émotionnelle et relationnelle hors du commun. Le chemin se construisant en marchant, sa démarche a été faite pour marcher, pour avancer vers l’avant. Thierry a construit son chemin pas à pas et l’a suffisamment élargi et renforcé pour que d’autres puissent l’emprunter après lui.

Les gestes mentaux et les gestes moteurs travaillés et améliorés durant sa carrière, ont développé chez lui un fabuleux système d’ouverture et d’adaptation aux environnements changeants.

Cette démarche ne s’arrête pas là, elle continue, Thierry ne se met pas à la retraite au niveau des processus mentaux et cérébraux qui lui ont servi en tant que joueur et universitaire, ils lui seront indispensables également dans l’enseignement.

Les connaissances pragmatiques accumulées dans la maîtrise des savoirs faire, des savoirs comment faire et des savoirs être, font que Thierry est inscrit dans un système ouvert sur l’autoévaluation et l’auto-éco-construction.

Sa propension à aller toujours vers l’avant, sa générosité envers son entourage et cette faculté qu’il a à se projeter dans le futur, sont une assurance tout risque pour ses projets à venir. L’action de Thierry a éclairé et éclairera l’avenir.

Non, je le répète, Thierry n’est pas encore à la retraite, loin de là, son histoire s’inscrit dans un continuum, je suis persuadé qu’elle sera toujours aussi belle. J’ai une confiance incommensurable en ses capacités adaptatives. Tant de chemins restent à construire dans diverses directions.

Je suis ravi d’avoir échangé pendant plus de vingt avec lui, ce fut pour moi une grande joie. Nos vies ont été marquées par une réciprocité dans les apprentissages, elles ne s’arrêteront pas là.

Je remercie ses parents d’avoir contribué à son évolution et surtout de m’avoir fait confiance à un moment important de son adolescence. Il fallait oser le faire. Il l’a fait et il lui reste encore à faire.

                      


 


ET FRANCK CARLINO...

Thierry a beaucoup apporté au squash Français, les joueurs, joueuses autour de lui, au club de Marseille et enfin à la Fédération, ses acteurs pour leurs crédibilités concernant le haut niveau.

Bien entendu, il restera un Champion unique pour ce sport ayant donné un élan important pour les plus jeunes et un exemple avec sa posture humaine. Cette reconnaissance fut aussi réelle sur le circuit professionnel et ses adversaires internationaux.

Il est donc pas surprenant que les États-Unis aient proposé une opportunité très intéressante de reconversion, car ils savent reconnaître et faire venir les talents, en lui demandant de coacher un athlète qui est un potentiel pour le squash dans ce pays.

Il a maintenant à apporter tout son savoir acquis au fil des années et je sais qu’il a toutes les qualités pédagogiques pour devenir un très bon entraîneur et amener des athlètes en haut de l’affiche dans le squash.

Enfin, c’est pour lui une belle aventure qui commence avec sa famille dans un pays où tout est possible et peut être sera-t-il amener à vivre des aventures professionnelles au-delà du squash compte tenu des ses bagages universitaires de haut niveau aussi.

Je suis donc heureux pour lui et reste convaincu que ses qualités seront être reconnu à Boston et que ses talents lui permettront de vivre de nouvelles aventures.

J’adresse à Thierry et sa famille de la part des Carlino tout notre soutien et affection.


Un Fan : Bonne chance PATRON !!!

J’ai appris comme beaucoup l’arrêt de la carrière sportive de notre TITI national dit aussi le « PATRON ».

J’avoue que j’ai eu un gros pincement au cœur et qu’il m’a fallu prendre un peu de recul pour écrire ce modeste article.

C’est vrai qu’il est difficile de trouver les mots car les superlatifs ne manquent pas et les témoignages sur SiteSquash le prouvent. Thierry fait l’unanimité auprès des joueurs, des entraineurs, des journalistes et des acteurs du squash en général.

En ce qui me concerne, j’ai fait connaissance avec la famille Lincou il y a maintenant près de 15 ans et Thierry n’était pas encore dans le top 10. J’avais lu un article sur Thierry dans un magazine et j’ai écrit une lettre à Daniel qui été à l’époque président de la Ligue. Deux mois après mon courrier j’ai eu un appel de la mère de Thierry. C’est à ce moment là que l’histoire débute entre nous et j’ai commencé une correspondance avec la famille qui continue toujours.

Nous avons la chance de nous voir lors de différents tournois et le contact est passé tout de suite. J’avoue que j’ai vraiment eu de la chance de rencontrer Céline et Daniel qui sont vraiment adorables, très abordables…

J’ai toujours essayé de suivre Thierry dans les tournois quand cela était possible pour moi pour l’encourager et le soutenir dans sa progression. J’ai beaucoup de souvenirs avec lui qui resteront dans ma mémoire notamment son titre de championnat du Monde, son passage de N° 1 mondial mais celui qui restera important pour moi sans être égoïste sera la venue de Thierry et Greg dans son notre club (Squash d’Anzin St Aubin dans le Pas de Calais) en Mai 2005.

Nous avions organisé une inauguration avec une exhibition pour nos deux nouveaux courts. Il y avait plus de 200 personnes dans notre petit club avec une ambiance exceptionnelle et cet événement était la récompense d’un long travail et de développement de notre club. Cet instant est encore dans les esprits des gens du club 7 ans après.

Thierry est un formidable ambassadeur pour notre sport et j’espère qu’il sera encore actif pour faire en sorte que le squash puisse devenir olympique ce que nous espérons tous. Il faut vraiment que nous continuions tous pour avoir une meilleure reconnaissance et médiatisation pour développer notre sport.

Voilà, je voulais apporter mon témoignage pour rendre hommage à notre Titi. Je souhaite bonne chance et beaucoup de réussite à Thierry dans la suite de sa carrière à Boston.

                                      

Squash Anzin St Aubin (Pas de Calais)

Nouvelle vie
par Nicolas Sollazzo du Set Marseille

Difficile de pouvoir dire que l’on a deux vies
Et pourtant c’est possible
Une vie de sportif de haut niveau
Et un après, fait d’inconnu et de nouvelles conquêtes, cette fois, pour les autres

Au Set, Thierry a été notre ami, notre idole, notre mascotte
Disponible, accessible, charismatique et attentif
Tous ont pu l’approcher, le côtoyer, simplement et sans barrière
D’une humeur constante et doté d’un sourire sur le visage encré

Nous l’avons tous aimé, admiré et suivi
De tournois en succès, de défaites en blessures
Toujours en contact, entre deux avions, et saut de puces par ci par là

Son départ crée le vide au club, où il s’entrainait comme chez lui
Tous heureux que nous étions de lui « pousser la balle »
Au moins deux pour tourner et éviter la syncope

Etirements, étoiles et autres thèmes
Pour perfectionner encore et encore
Ce jeu parfait, et l’athlète qu’il est et demeure



Mais ce n’est pas une fin, juste un nouveau départ
Vers un ailleurs inconnu, et rempli d’espoir
Au plus près des siens dont il a été séparé si souvent
Céline, Jade et Paola, tous aussi adorables que lui

Au Set, il demeure dans l’équipe cette année
On l’attend avec joie pour partager encore et encore
Sa joie de vivre, et son jeu « métronomique »
Ses « hey, papa », ses tongues et sa gouaille
Et pourquoi pas, mais oui, on y croit

Un superbe titre de champion de France
Avec dans l’équipe le plus français des américains…

Bye bye
Et à demain…

                            

 Set Squash Marseille

UN FAN, STEPHANE ASSAYIE...

« Qui sera le premier à détrôner Julien Bonetat ? Son successeur aura t-il les épaules nécessaires pour assurer la relève? Où va le squash français? »

Telles étaient les questions qui brûlaient les lèvres de mes coachs, des joueurs du circuit normand, et de pas mal d’observateurs, à l’époque où j’ai commencé le squash. Plusieurs étoiles montantes se bousculaient au portillon pour prendre la place de numéro 1 français, occupée depuis des années par Julien Bonetat, l’idole de l’époque, le premier français à titiller les 10 meilleurs joueurs mondiaux, non loin de prendre sa retraite PSA.

Parmi ces étoiles montantes, un certain Thierry Lincou, originaire de l’île de la Réunion. C’est lui qui finalement s’installa à la place de numéro 1 français.

Assurer la relève s’annonçait difficile à l’époque. Finalement, Thierry est allé infiniment plus loin. Et je ne compte plus le nombre de fois où cet illustre champion m’a fait rêver. Comme en 2001 à Hong Kong, où il intègre pour la première fois le top 10 mondial, en se hissant en finale, éliminant au passage une légende vivante du squash dès le premier tour, Peter Nicol. Je me suis alors dit « c’est bon, on a un nouveau Bonetat ». J’étais à cent lieues de m’imaginer qu’il ne quitterait plus jamais ce top 10. Le rêve ne faisait que commencer pour Thierry comme pour tous les amoureux de squash.

Je me souviens encore de cette fin d’année 2003 comme si c’était hier. Alors que, comme tous les ans, nous mettons le squash entre parenthèses pour fêter Noël en famille, nous apprenons que Thierry se hisse en finale des championnats du monde et sera, en janvier, le prochain numéro 1 mondial. Le premier de l’histoire de ce sport à ne pas provenir d’un pays du Commonwealth. Une véritable révolution!

L’évènement est tellement énorme que nous mettons plusieurs jours à réaliser. Thierry devient alors une légende. Il enchaîne les titres, devient champion du monde, se maintenant au sommet de la hiérarchie durant toute une année.

Fer de lance de l’équipe de France, c’est là qu’il montre le meilleur de lui-même et se dévoue corps et âme à cette belle et grande équipe qui fît trembler les anglais de si nombreuses fois. Son sérieux, sa rigueur, et son amour du squash en font un exemple pour tous. Le surnom de "Patron", initialement donné par Framboise de SiteSquash, lui colle à la raquette et les médias, les joueurs, les fans adoptent eux aussi ce titre qui résume si bien sa carrière, son attitude et son aura sur le circuit PSA.

Aujourd’hui, c’est une page fabuleuse qui se tourne. Et nous avons beau savoir qu’il le fallait, nous ne pouvons pas nous empêcher de souhaiter que Thierry reste.

Immense champion, au sens noble du terme, gardant toujours les pieds sur terre, faisant preuve d’un sérieux et d’une détermination à toute épreuve. Thierry a gravi les échelons étape par étape, ne revoyant jamais ses objectifs à la hausse tant que l’objectif précédent n’était pas atteint.

David Palmer disait que « c’est en faisant les petites choses correctement que les grandes choses se produisent ». Je trouve que cela caractérise assez bien le parcours de Thierry qui restera dans l’histoire comme l’homme qui détrôna les anglophones. Bien d’autres champions dans de nombreuses disciplines n’ont pas à rougir face au palmarès de Thierry.

Mais combien d’entre eux peuvent se targuer d’avoir révolutionné l’histoire de leur discipline?....

 Gravenchon          

http://www.sitesquash.com/memoiresquash/2011/memoir58.jpg

http://www.sitesquash.com/memoiresquash/2011/memoir53.jpg

J’ai mis très longtemps pour effectuer un hommage à Thierry.

Je ne peux tout simplement pas.

J’ai eu plusieurs fois l’occasion de le rencontrer, j’ai aussi fait connaissance de son épouse et de ses filles lorsqu’il est venu au squash de Saint-Chaptes, dans le Gard (club de Stéphane Allarmagot).

Surtout je n’ai rien à ajouter ; j’ai lu et relu tous ces hommages venant de la planète Squash, de ses amis, de sa famille : émouvant, sincère, respectueux.

Je souhaite à toute sa famille tout le bonheur possible.

Amicalement et respectueusement

    


Pascal à Hong Kong
avec Franck Carlino (2005)

BONNE ROUTE CHAMPION
par PASCAL BOUTREAU (anc. L'Equipe)


Thierry Lincou a annoncé cette semaine à ma copine Framboise sur le site sitesquash.com, qu'à 36 ans, il mettait un terme à sa carrière (il est encore n°10 mondial).

Thierry, j'ai eu la chance, ou plutôt le privilège, de le côtoyer plusieurs années lorsque je couvrais le squash à L'Equipe. A l'époque, ce sport était quasi confidentiel dans les colonnes du journal. Et puis j'ai commencé à mettre le nez dedans (fortement encouragé par mon amie Pauline, alors attachée de presse de la discipline).

J'y ai rencontré Thierry qui allait vite devenir "Titi". A l'époque, Thierry devait être aux alentours de la 10e place mondiale mais commençait à venir titiller les Britanniques, maîtres de ce sport.

Je me suis vite attaché à cette équipe qui comprenait aussi Renan Lavigne, Gregory Gaultier, alors tout jeune, Jean-Michel Arcucci et évidemment une des chouchoutes de ce blog, Isabelle Stoehr.

Assez vite, j'ai réussi à récupérer davantage de place dans le journal pour traiter le squash. Parce qu'ils le méritaient bien et que lorsque j'accroche avec un sport ou un sportif, je lâche difficilement le morceau pour œuvre à leur reconnaissance (je préfère au terme de "médiatisation"). Avec évidemment Thierry en chef de file.

Je les ai suivis un peu partout, et même à Hong-Kong pour les Championnats du monde 2005 (j'ai toujours dans mon armoire, le maillot dédicacé que les Bleus m'avaient offert à l'époque).

Thierry a grimpé dans la hiérarchie mondiale jusqu'à aller chercher la place de numéro 1 mondial, en janvier 2004. Une première pour un joueur non issu du Commonwealth. En 2004, il s'est aussi offert le titre de champion du monde. Là encore, une première.

Vous l'aurez compris, Thierry est un grand champion (également 11 titres de champion de France, deux de champion d'Europe, 10 ans dans le top 10 mondial, etc. etc.). Mais au-delà de ces performances sportives, il est aussi un sacré mec. Un de ceux que je place dans mes tops "humains", dans la même famille que les Jean-Philippe Gatien, Vincent Vittoz, Tony Estanguet et quelques autres.

Un de ceux qui possèdent un p'tit truc en plus indéfinissable, une sorte d'aura qui inspire le respect. Et qui vous fait comprendre que ce métier de journaliste est un privilège quand il vous permet de rencontrer de telles personnes.

Même s'il viendra rendre service à l'équipe de France au Mondial 2013 par équipes à Mulhouse, Thierry emmène toute sa famille dans une nouvelle aventure, à Boston, où il encadrera de jeunes joueurs. Une étape de plus dans la vie de Thierry, le Réunionnais parti ensuite à Marseille.

Bonne route Thierry. Et surtout, merci pour tout.

                    
Un grand merci à Thierry pour tout ce qu'il a fait pour le squash français.

Il est vraiment unique, toujours fair-play, toujours de bonne humeur, gagnant, et encore plus de qualités, humble, souriant, pas la grosse tête, vraiment un grand sportif.

Alors Thierry encore merci, tu resteras toujours gravé dans notre tête et dans notre cœur, même si maintenant tu est très loin.

La famille Marche te souhaite un très bon départ dans ta nouvelle vie avec ta petite famille, très bon nouveau départ. Tu nous manqueras énormément.

Gros bisous et bien sûr, au championnat du monde en 2013. Bonne vie à toi

bisous bisous

                            

Il est difficile de s'imaginer que Thierry mette un terme à sa carrière P.S.A après tant d'années...

Thierry est une légende vivante du Squash par ses résultats, par son charisme et sa gentillesse, et enfin, par sa longévité dans cette discipline si difficile sur le plan physique. C'est une force de la nature.

Toutes les notions que nous essayons de transmettre aux jeunes aujourd'hui ont été en Thierry (dépassement de soi, combativité, respect, travail...).

Le squash français perd l'un de ses plus grands athlètes. Malheureusement, nous savons tous que la vie avance et évolue et je pense que Thierry maîtrisera très bien son après carrière.

Thierry, je te souhaite beaucoup de bonheurs avec ta famille à Boston.

Et j'espère que j'aurais la chance de partager, au moins une dernière fois, une rencontre par équipes avec toi.

A bientôt,

                      

Squash Moyenne Durance

Thierry nous a annoncé il y a déjà quelques mois qu'il arrêtait sa carrière et qu'il partait vivre une nouvelle aventure à Boston.

Cela nous a provoqué un pincement au cœur, mais maintenant que c'est officiel et au grand jour, je prends pleinement conscience qu'il va terriblement nous manquer.

Son palmarès n'est plus à relater. Moi je parlerai juste de l'homme, mon idole, que j'ai rencontré en 2010. Je ne le connaissais pas personnellement, mon association venait juste d'être créée que je nourrissais déjà l'espoir de le faire venir chez nous. Alors je l'ai appelé, présenté un projet sportif qu'il a de suite accepté.

Avec mes amis du club, on a passé 3 jours merveilleux en sa compagnie et avec Céline. Il a découvert perdu au milieu de la campagne un petit club de squash familial et surtout "la bonne étape", relais château 4 étoiles où il a séjourné.

Nous avons renouvelé l'évènement l'année d'après en 2011. Il a ainsi donné de son temps pour animer des séances aux jeunes et adultes, nous a atomisé lors de séances d'entraînements et a donné du plaisir à tous les spectateurs lors de l'exhibition.

 Je n'oublierai pas non plus que lors du tournoi Nico Siri 2012, il nous a apporté un sac avec des t-shirts neufs floqués de son nom qu'il nous avait promis ! Non seulement un grand champion mais aussi un grand monsieur !

Thierry, je te souhaite à toi et toute ta famille beaucoup de bonnes choses dans ta nouvelle vie, tu resteras toujours mon idole et le meilleur joueur de squash.

                                
Président du Squash Moyenne Durance

RENAN PARLE
DE SON SPARRING PARTNER...

Bien évidemment, je sais depuis un moment que Thierry arrête sa carrière sur le circuit PSA et qu'il allait partir à Boston.

Lorsque j'ai vraiment réalisé, lors de l'Open Nicolas Siri, j'ai craqué, tout simplement. Thierry, c'était mon ami sur le circuit, mon confident aussi parfois.

Au-delà de tout ce qui a été écrit et réécrit sur Thierry, et de ses résultats qui parlent d'eux-mêmes, c'est une aventure humaine qui prend fin pour lui...et une autre qui commence.

Ce qui qualifie au mieux Thierry, c'est sa fidélité. A ses entraîneurs : ceux qui l'ont guidé à la Réunion jusqu'à son envol pour la métropole, puis Franck Carlino et Paul Sciberras qui l'ont épaulé depuis qu'il a 15 ans jusqu'à ses dernières années sur le circuit.

A sa famille, ses parents, son épouse et ses filles, qui l'ont toujours soutenu inlassablement du début à la fin de sa carrière, et d'où il a tiré une force extraordinaire.

A ses amis, d'enfance, du squash et d'ailleurs, qu'il n'oublie jamais. A ses partenaires et sponsors, ses différents clubs pour lesquels il a évolué en Europe, dont le Set Marseille, qui, comme il l'a dit, est un peu sa deuxième maison à Marseille. Il en a usé des paires de chaussures sur ces courts, notamment le 7, le 8, le 9 et le 12!

Il en a crevé des balles, il en avalé des kilomètres d'étoiles, il en a malmené des lattes de parquets à coups de séances de pliométrie, il en a tapé des balles (surtout des parallèles collées), même quand la séance était terminée, un petit rab était fréquent !

En résumé, c'était une bête de travail avec laquelle j'ai eu la chance de partager les entraînements pendant dix ans, deux fois par jour, tant à Marseille, qu'à Montpellier, à Vincennes, à Paris, à Lyon, à Font-Romeu, à Ile-Rousse, à Tignes, à la Réunion, qu'en tournois.

Comme me l'a dit un jour Daniel, son Papa: "vous en avez tapé des millions de balles ensemble!" Et le moins que l'on puisse dire, c'est que son travail a payé.

Sa volonté de toujours s'accrocher aussi : n'oublions pas qu'il a été Champion du Monde Individuel en 2004...en sauvant une balle de match... en demi-finale (face à Graham Ryding) puis une autre en finale contre Lee Beachill.

J'ai eu aussi la chance d'être son capitaine avec l'équipe de Marseille et en Equipe de France avec laquelle il a porté le maillot bleu pendant 17 ans; et bien que sa carrière individuelle primait, il s'est toujours investi et donné à 100% pour la patrie.

Quelques exemples :

  • demi-finale Championnat du Monde par équipes au Pakistan 2005, il est mené 9-0, 7-0 par Shabana, je pars m'échauffer, à mon retour on est à 1 jeu partout et il mène dans le 3ème jeu, il gagne en 4 jeux, impensable vu le début du match;
     
  • Finale des Europe par équipes 2002, il doit gagner 3-0 contre Chris Walker pour qu'on ait une chance de s'imposer, il le fait, notamment en gagnant un jeu 10-9 après avoir sauvé moult balles de jeu;
     
  • Rebelote en finale des Europe par équipes 2007 où il doit infliger un 3-0 à Peter Barker pour maintenir la France dans le coup : résultat 3-0 d'une solidité monstrueuse.
     
  • Et puis cette finale des Monde par équipes 2009 au Danemark : match décisif face à Amr Shabana, x balles de jeu dans le 3e et 4e et défaite cruelle, Thierry, tellement abattu, quitte le dîner officiel sans rien dire à personne, je le retrouve dans la chambre d'hôtel, encore incrédule, les yeux grand ouverts, sur son lit.

On a partagé tellement de chambres d'hôtel, sur les cinq continents, tellement de moments, bons et moins bons, que les anecdotes foisonnent.

Celle qui me vient immédiatement à l'esprit, c'est le record (imbattable) que Thierry détient pour longtemps encore sur le circuit PSA : celui du nombre de "room service" commandés dans tous les hôtels du monde! Avec toujours le même menu : rice and chicken (et un coca light) !

Les moments inoubliables resteront dans l'ordre chronologique Belleville, Acapulco, Bogota, Cali, la Réunion bien sûr, Tel Aviv, les familles qui nous ont accueillis chez elles à Hong Kong, à Halifax et avec qui nous sommes en contacts réguliers. J'en oublie sûrement.

Je n'oublie pas les moments de doute en revanche, notamment lorsqu'en 1997, en début de carrière, au Championnat du Monde par équipes en Malaisie, alors que chaque jour, l'équipe prend le brouillon et qu'on voit les autres nations avancer, on se demande jusqu'à pas d'heure, pas aidés par le décalage horaire, s'il ne faudrait pas s'exiler en Angleterre ou aux Pays-Bas pour s'entraîner.

Finalement, nous finirons 13e et nous irons régulièrement chercher de la confrontation à l'étranger, en gardant la France comme notre base principale d'entraînement.

Bonne chance Thierry et ta magnifique famille dans vos nouveaux challenges, vous aviez envie d'une aventure à l'étranger, elle vient de commencer. Enjoy et la France du squash te donne rendez-vous à Mulhouse en juin 2013 pour boucler la boucle.

                              



http://www.squashpics.com/bo2004/WO14Semis-RydingbattlesagainstLincouIQ5I2714.jpg

Thierry a eu une carrière exceptionnelle et je tiens à le féliciter pour tous les succès qu' il a obtenu.

Il a été la locomotive de l'équipe de France, a toujours montré le bon exemple, le travail qu'il fournissait à l'entraînement ainsi qu'en dehors était incroyable, vraiment discipliné au max et sérieux comme pas possible, à soigner tous les détails, une très belle hygiène de vie, une très grande détermination qui lui ont permis d'aller chercher les titres les plus prestigieux et de rester dans le top plus de dix années.

Thierry m
'aura beaucoup apporté durant toute ma carrière et m'apporte encore aujourd'hui sur tous les aspects et je lui en suis très reconnaissant.

O
n aura passé de très bons moment ensemble, des moments mémorables, toutes ces années sur le circuit ainsi qu'en équipe de France, on se sera bien fendu la poire!!!

C'est triste de le voir quitter le circuit après toutes ces années, il va beaucoup nous manquer. C'était un partenaire d'entrainement et coéquipier en or, on se sera mis de bonnes peignées quand même!!!!

Je lui souhaite beaucoup de bonheur, succès pour son futur ainsi qu sa famille


Merci.
                         

 
1er septembre 2012. Le squash ne sera plus jamais comme avant. C'est un peu le coeur gros que je t'écris ce petit mot.

Thierry prend sa retraite. Bien méritée. Que dire ? Beaucoup de bonheur, de réussite à lui, Céline, Jade et Paola à Boston, aux States. Sûr qu'il va réussir, s'y plaire et s'épanouir.

Sinon, c'est un peu une page de ma petite vie autour du squash qui se tourne aussi. Après celle de David à Rotterdam. Les adieux à Mulhouse seront je l'espère grandiose tant au niveau du résultat que de la cérémonie qui sera je l'espère organisée en son honneur. Il le mérite tant.

Si à cette occasion, l'équipe de France pouvait venger la finale danoise qui aurait du être le dernier joyau sur la couronne du Roi Thierry.

Je me rappellerais toujours un coup de fil en février 2004 sous la pluie au à l'extérieur du club de Saint Etienne quand je "rêvais" de voir Thierry Lincou participer à mon petit tournoi national d'Avignon.

Déjà avoir un joueur de cette envergure au téléphone me paraissait impossible, lui parler me faisait bizarre, on ne se connaissait pas. Il a dit oui. Je pense l'avoir accueilli comme il se devait non seulement à mon club mais aussi chez moi, avec Céline et Jade qui n'avait que quelques mois.

D'autres rencontres sur des tournois, notamment celles quasi intimistes à 23h au bord du court vitré de Broadgate Arena pendant les Super Series Finals à Londres en 2004 et 2005 pendant qu'il se faisait masser par le pakistanais - "court attendant" chargé de nettoyer le court -  pour récupérer de ses batailles héroïques contre Ricketts (remplaçant Nicol blessé) puis Beachill en demie. Ces moments privilégiés resteront toujours dans ma mémoire comme des moments rares, exceptionnels, que j'ai goûté avec plaisir mesurant le bonheur qui était le mien de pouvoir côtoyer une idole. Un jeu unique, un homme à part, un homme unique.

Passionné de sport, il y a des gens que tu idolâtres, tu rêves de les rencontrer. Le squash, à la différence d'autres sport permet cela. Je ne rencontrerais peut être jamais Roger Federer ou Tiger Woods mais j'ai rencontré Thierry Lincou.

Il aura toujours un place particulière dans mon esprit et dans mon coeur. Tu vas me manquer, nous manquer.

Merci Monsieur. Merci l'artiste.

                      
Avignon

“Le Club 86 de Poitiers félicite Thierry Lincou pour tout ce qu’il a apporté à la communauté Squash française et internationale.

Il lui adresse tous ces encouragements et ses félicitations pour sa reconversion professionnelle aux US.

Good Luck !”
                           

Tchao l'artiste, et merci pour tout ! Plein de bonnes choses pour ta nouvelle vie...

                            

Petite pensée pour un grand monsieur du squash aujourd'hui, notre "patron" Titi Lincou qui a décidé de poser la raquette et de partir a Boston pour enseigner aux autres ce qu'il a appris :)

        

Longue vie au Patron dans sa nouvelle life.

Bonjour,

Un petit pincement au cœur. Un des plus beaux jeux du circuit, le geste juste, une classe incroyable.

Juste une petite interrogation : Pourquoi des chaussettes montantes Thierry?

Bonne chance pour les Mondiaux de 2013. Beaucoup de réussite et de bonheur à Boston.
Amitiés.
            

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