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THIERRY LINCOU
"LE PATRON TIRE SA REVERENCE" |
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Greg Gaultier... Théo Froment.. Max Louri... Squashpark Soccerpark....
Sébastien Lepley....Renan Lavigne.... Jean-Yves Agricol...
David Schoumacher...
Mathieu Castagnet... Pascal Boutreau.... Evelyne Marche....
Stéphane Essayie... Nicolas Sollazzo... Fred Dupuis....
Franck Carlino.... Paul Sciberras.... Stéphane Penso...
Xavier Moyne-Bressand... Daniel et Céline Lincou....
Les messages en Anglais.....
Envoyez-moi vos messages à
gommendy@aol.com....
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PARENTS DE L'OISEAU RARE...
par Daniel et Céline
Lincou
Nous,
parents, nous ne sommes pas les mieux placés pour faire des
commentaires flatteurs sur notre fils. En vérité on est
comme deux "moineaux ordinaires" qui auraient couvé un oeuf
d'où il serait sorti une sorte d'oiseau rare !
Nous sommes émus (et un peu gratifiés quand même) par le
concert de louanges qui saluent l'annonce de sa retraite du
PSA, par les déclaration d'estime , de profonde amitié, de
respect...
Quand il a fait ses au revoir à tous ces gens avec qui il
était si bien choyé, il a crée beaucoup d'émotion, "un champ
de ruines"! Ce fut très réconfortant et chaleureux pour
nous, parents malgré la tristesse du départ.
Il
s'éloigne géographiquement avec Céline et ses deux petites
filles qui vont connaître un choc culturel. Avec l'affection
de leurs parents, j'espère qu'elles en sortiront plus fortes
et plus "riches". Malgré Internet et tutti quanti, elles
nous manquerons quand même... on sera obligé de prendre
l'avion et de sauter les océans ... « à nos âges, ma bonne
dame ! ».
Bon!
une page est tournée, ça aura au moins l'avantage de nous
dispenser de ces heures stressantes passées devant ce
p....d'écran d'ordinateur à suivre ou à deviner ses
matches.... quand il y avait l'image !
Petite histoire… Pour son titre mondial: coupure à deux
points de la fin du match...et nous comme des c... à
espérer, à imaginer, à supputer, à désespérer...jusqu'au
coup de fil de Claude Duhart qui nous annonçait la nouvelle,
heureusement, Site Squash était là ! [note de Fram: le
scoreboard étant en panne, j'avais appelé James Willstrop,
sur son portable, au Pakistan - alors qu'il soutenait Lee -
et c'est lui qui m'a appris la victoire du Patron...
in-inventable]
Et
parmi le concert de remerciements qui accompagnent la fin de
ce chapitre, il y en a un très gros que nous adressons à
notre Framboise nationale…
Voilà un chapitre de notre vie familiale est clos. La vie
continue, plus riche de tout ce qui nous a été apporté, des
nouvelles amitiés, de nos nouvelles relations et tout et
tout....
Merci Thierry , Merci Céline et le positif qu'ils ont drainé
derrière eux...(on leur dira notre affection directement)
Salut Framboise, à plus et pour longtemps....

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En Chine, 2008





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Le Plus Heureux des
Hommes...
par Stéphane Penso
J'ai
connu Thierry en 2004, une semaine après son titre de
Champion du monde, pour être précis. Bien sûr, je le
connaissais à travers le club de Marseille, mais je n'avais
jamais échangé plus qu'un simple bonjour. C'est David
Navarre qui nous a véritablement présentés, et je dois
dire que ce jour-là a été un jour de chance.
Je ne vais pas énumérer toutes les qualités de Thierry, je
pense que tout le monde connaît ces dernières qui le
caractérisent si bien.
Thierry est mon meilleur ami. Nous avons beaucoup de points
communs, à savoir la famille, les amis, la bonne bouffe. Je
pourrai écrire pendant des heures, et vous faire découvrir
différentes facettes de l'athlète. Comme je pourrais
détailler pendant de nombreuses lignes, l'homme de cœur et
l'intégrité qu'il dégage. Mais je vais la faire courte,
précise et honnête.
Thierry a été le meilleur joueur du monde, le plus respecté,
et certainement le plus admiré. Il lui a manqué, à certains
moments clés de quelques matchs, la hargne d'un Palmer, la
nonchalance d'un Power, ou l'indélicatesse de certains
autres. Malgré cela, sa carrière a été exemplaire, pas un
mot plus haut que l'autre envers l'arbitre, toujours
souriant avec les adversaires, et ultra disponible pour les
spectateurs (et la presse).
Quand il était à l'autre bout de la planète, nous
dialoguions souvent via SMS. Il me décrivait les alentours,
son hôtel, ses premières impressions. Ensuite, on parlait du
tableau, de ses futurs adversaires, les stratégies à
adopter. Et même si j'étais un joueur médiocre (je le suis
toujours), il a toujours fait confiance à mon sens de
l'analyse. Quel honneur de parler tactique avec un champion
du monde !
Et aussi quelle fierté d'avoir défendu (avec Renan, Mathieu
et Olli), à leurs côtés, les couleurs de Marseille à travers
les matchs par équipes. Pour moi, le simple joueur
occasionnel, vivre ces moments, ces titres, ces peines, ça
n'a pas de prix.
Les derniers temps, j'ai été son sparring partner. Je peux
vous affirmer qu'une séance d'1h30 équivalait, pour ma part,
à la perte de quelques kilos et de milliers de calories.
Mais quel sens du travail !
Tant qu’il n'était pas content de lui, on ne sortait pas du
terrain. Des centaines de fois à reproduire un schéma bien
précis, après autant d'années sur le circuit, il aurait pu
dire « bon, c'est pas grave, je suis fatigué, on arrête ».
Mais son sens des responsabilités toujours aussi aiguisé, et
un mental à toutes épreuves, lui donnait la force nécessaire
de continuer, dans la douleur.
Quand
il n'était pas en tournoi, on s'appelait souvent afin
d'aller manger japonais, notre grand kiff à tous les 2 (et à
Marco Palmieri).
Nous parlions de tout, sauf de squash. Il adore les belles
mécaniques, les voitures dans toutes leurs
déclinaisons. Un véritable passionné qui claquait tout son
salaire en revues spécialisées ! Et que dire du chocolat
(noir), qu'il mangeait par tablettes entières en disant
chaque jour merci au squash, qui lui permettait de ne pas
trop stocker de sucre dans son ventre !
Dernièrement,
nous sommes parti en Israël (ainsi qu'avec Renan), répondant
à l'invitation de la Fédération de ce minuscule pays, si
chaleureux. Une semaine à leur côté, et j'ai pu m'apercevoir
que même là-bas, Thierry était une superstar. Qui l'aurait
cru ? Et bien même lui a été agréablement surpris, de la
qualité des infrastructures, de l'ambiance, de l'accueil.
Je savais, déjà à cette époque (fin mai), qu’il allait
arrêter. Et en arrivant chaque jour au club, et en voyant
l'engouement monstre qu'il provoquait (pour info,
l'exhibition a attiré 450 personnes, le club était à
craquer), je me disais que c'était du gâchis, être toujours
une icone, encore dans le top 10 mondial, et prendre sa
retraite, c'était dur à avaler (pour moi).
Mais il faut se mettre à sa place. Le corps, l'esprit,
l'envie, tout cela se décuple jusqu'à 30ans, mais ensuite
les blessures prennent le pas, la vitesse n'est plus la
même, les jeunes poussent de plus en plus fort, et, quand on
est chef de famille comme lui, la reconversion doit être la
plus productive possible. Alors quand elle se présente à
vous, et en ayant analysé la situation, il a bien fait de
partir.
Voilà, cette période est maintenant terminée, mais les
nouvelles technologies vont nous aider à combler ce vide
(merci Skype et facetime).
Je me réjouis donc de ce (nouveau) départ. Avec son
exceptionnelle épouse (qui a encaissé comme aucune ses
multiples absences) et ses adorables filles, aucun doute que
leur intégration se fera rapidement.
Donc Thierry, si tu me lis, tu sais que ce n'est pas un
exercice facile pour moi d'écrire ce que tu viens de lire
(c'est pour ça que je suis le dernier à le faire). Mais
puisque je suis lancé, je vais conclure sur ces quelques
phrases.
Tu
as été celui que j'aurais toujours voulu être, un sportif
professionnel (malheureusement je n'avais pas le talent). Tu
m'as fait toucher du doigt le sport de haut niveau, à tes
côtés j'ai pu suivre tes entraînements (et même y
participer), et ta préparation, tant mentale que physique.
En tournoi, je souffrais comme toi, je rageais derrière mon
écran quand tu perdais, et quand tu gagnais, j'avais
l'impression que moi aussi je gagnais. J'étais tellement
dans le match que je ressentais, avec une certaine
relativité, ce que tu éprouvais.
Alors je te dis merci, car par procuration, j'ai pu goûter à
ces sensations qui n'auraient jamais pu être à ma portée.
Ta simplicité est telle que tu apprécies les moindres
moments de la vie, même dans les plus banaux, tu puises
inspiration et bien être. Nous avons la même conception de
la famille, le même modèle patriarcal. Nous nous "saignons"
pour que nos proches ne manquent de rien, nous adorons les
enfants (je sens qu'au States tu vas nous tenter le garçon),
nous sommes des passionnés et on le revendique, c'est pour
ca que toi et moi ca a collé.
Alors aujourd'hui, je n'ai pas perdu (de vue) mon meilleur
ami, je suis juste le plus heureux des hommes de l'avoir
connu.
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LES
COACHES...
PAUL SCIBERRAS....
Il est incontestable que Thierry a eu un parcours
d’excellence sportive. Il a été le premier sportif français
à avoir ouvert tant de portes au niveau national et
international.
Sa démarche exemplaire a souvent été prise comme modèle par
les joueurs plus jeunes. Son objectif de carrière était
d’atteindre conjointement le haut niveau sportif et le haut
niveau des études.
Cette réalisation a été possible grâce aux transpositions
des apports théoriques conjugués aux apports concrets. Sa
disponibilité interne et celle pour son environnement lui
ont permis d’être la belle personne qu’il est. La
triangulation équilatérale, parents, joueur, entraîneurs,
est la clef de sa formidable réussite sportive,
universitaire et humaine. Le caractère systémique de sa
formation a contribué à l’évolution d’une part de son état
mental (motivation, détermination, attention, concentration,
autonomisation, etc.) et d’autre part à l’évolution de son
état cérébral (observation, anticipation, détection,
identification, planification, exécution, etc.).
Thierry, tout au long de sa carrière, a fait preuve d’une
intelligence émotionnelle et relationnelle hors du commun.
Le chemin se construisant en marchant, sa démarche a été
faite pour marcher, pour avancer vers l’avant. Thierry a
construit son chemin pas à pas et l’a suffisamment élargi et
renforcé pour que d’autres puissent l’emprunter après lui.
Les gestes mentaux et les gestes moteurs travaillés et
améliorés durant sa carrière, ont développé chez lui un
fabuleux système d’ouverture et d’adaptation aux
environnements changeants.
Cette démarche ne s’arrête pas là, elle continue, Thierry ne
se met pas à la retraite au niveau des processus mentaux et
cérébraux qui lui ont servi en tant que joueur et
universitaire, ils lui seront indispensables également dans
l’enseignement.
Les connaissances pragmatiques accumulées dans la maîtrise
des savoirs faire, des savoirs comment faire et des savoirs
être, font que Thierry est inscrit dans un système ouvert
sur l’autoévaluation et l’auto-éco-construction.
Sa propension à aller toujours vers l’avant, sa générosité
envers son entourage et cette faculté qu’il a à se projeter
dans le futur, sont une assurance tout risque pour ses
projets à venir. L’action de Thierry a éclairé et éclairera
l’avenir.
Non, je le répète, Thierry n’est pas encore à la retraite,
loin de là, son histoire s’inscrit dans un continuum, je
suis persuadé qu’elle sera toujours aussi belle. J’ai une
confiance incommensurable en ses capacités adaptatives. Tant
de chemins restent à construire dans diverses directions.
Je suis ravi d’avoir échangé pendant plus de vingt avec lui,
ce fut pour moi une grande joie. Nos vies ont été marquées
par une réciprocité dans les apprentissages, elles ne
s’arrêteront pas là.
Je remercie ses parents d’avoir contribué à son évolution et
surtout de m’avoir fait confiance à un moment important de
son adolescence. Il fallait oser le faire. Il l’a fait et il
lui reste encore à faire.
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ET FRANCK CARLINO...

Thierry a beaucoup apporté au
squash Français, les joueurs, joueuses autour de lui, au club de
Marseille et enfin à la Fédération, ses acteurs pour leurs
crédibilités concernant le haut niveau.
Bien entendu, il restera un Champion unique pour ce sport ayant
donné un élan important pour les plus jeunes et un exemple avec
sa posture humaine. Cette reconnaissance fut aussi réelle sur le
circuit professionnel et ses adversaires internationaux.
Il est donc pas surprenant que les États-Unis aient proposé une
opportunité très intéressante de reconversion, car ils savent
reconnaître et faire venir les talents, en lui demandant de
coacher un athlète qui est un potentiel pour le squash dans ce
pays.
Il a maintenant à apporter tout son savoir acquis au fil des
années et je sais qu’il a toutes les qualités pédagogiques pour
devenir un très bon entraîneur et amener des athlètes en haut de
l’affiche dans le squash.
Enfin, c’est pour lui une belle aventure qui commence avec sa
famille dans un pays où tout est possible et peut être sera-t-il
amener à vivre des aventures professionnelles au-delà du squash
compte tenu des ses bagages universitaires de haut niveau aussi.
Je suis donc heureux pour lui et reste convaincu que ses
qualités seront être reconnu à Boston et que ses talents lui
permettront de vivre de nouvelles aventures.
J’adresse à Thierry et sa famille de la part des Carlino tout
notre soutien et affection.
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Nouvelle vie
par Nicolas
Sollazzo du Set Marseille
Difficile de pouvoir dire que l’on a deux vies
Et pourtant c’est possible
Une vie de sportif de haut niveau
Et un après, fait d’inconnu et de nouvelles conquêtes, cette
fois, pour les autres
Au Set, Thierry a été notre ami, notre idole, notre mascotte
Disponible, accessible, charismatique et attentif
Tous ont pu l’approcher, le côtoyer, simplement et sans
barrière
D’une humeur constante et doté d’un sourire sur le visage
encré
Nous l’avons tous aimé, admiré et suivi
De tournois en succès, de défaites en blessures
Toujours en contact, entre deux avions, et saut de puces par
ci par là
Son départ crée le vide au club, où il s’entrainait comme
chez lui
Tous heureux que nous étions de lui « pousser la balle »
Au moins deux pour tourner et éviter la syncope
Etirements, étoiles et autres thèmes
Pour perfectionner encore et encore
Ce jeu parfait, et l’athlète qu’il est et demeure

Mais ce n’est pas une fin, juste un nouveau départ
Vers un ailleurs inconnu, et rempli d’espoir
Au plus près des siens dont il a été séparé si souvent
Céline, Jade et Paola, tous aussi adorables que lui
Au Set, il demeure dans l’équipe cette année
On l’attend avec joie pour partager encore et encore
Sa joie de vivre, et son jeu « métronomique »
Ses « hey, papa », ses tongues et sa gouaille
Et pourquoi pas, mais oui, on y croit
Un superbe titre de champion de France
Avec dans l’équipe le plus français des américains…
Bye bye
Et à demain…

Set Squash Marseille |
UN FAN, STEPHANE ASSAYIE...
«
Qui sera le premier à détrôner Julien Bonetat ? Son
successeur aura t-il les épaules nécessaires pour assurer la
relève? Où va le squash français? »
Telles étaient les questions qui brûlaient les lèvres de mes
coachs, des joueurs du circuit normand, et de pas mal
d’observateurs, à l’époque où j’ai commencé le squash.
Plusieurs étoiles montantes se bousculaient au portillon
pour prendre la place de numéro 1 français, occupée depuis
des années par Julien Bonetat, l’idole de l’époque, le
premier français à titiller les 10 meilleurs joueurs
mondiaux, non loin de prendre sa retraite PSA.
Parmi ces étoiles montantes, un certain Thierry Lincou,
originaire de l’île de la Réunion. C’est lui qui finalement
s’installa à la place de numéro 1 français.
Assurer la relève s’annonçait difficile à l’époque.
Finalement, Thierry est allé infiniment plus loin. Et je ne
compte plus le nombre de fois où cet illustre champion m’a
fait rêver. Comme en 2001 à Hong Kong, où il intègre pour la
première fois le top 10 mondial, en se hissant en finale,
éliminant au passage une légende vivante du squash dès le
premier tour, Peter Nicol. Je me suis alors dit « c’est bon,
on a un nouveau Bonetat ». J’étais à cent lieues de
m’imaginer qu’il ne quitterait plus jamais ce top 10. Le
rêve ne faisait que commencer pour Thierry comme pour tous
les amoureux de squash.
Je me souviens encore de cette fin d’année 2003 comme si
c’était hier. Alors que, comme tous les ans, nous mettons le
squash entre parenthèses pour fêter Noël en famille, nous
apprenons que Thierry se hisse en finale des championnats du
monde et sera, en janvier, le prochain numéro 1 mondial. Le
premier de l’histoire de ce sport à ne pas provenir d’un
pays du Commonwealth. Une véritable révolution!
L’évènement est tellement énorme que nous mettons plusieurs
jours à réaliser. Thierry devient alors une légende. Il
enchaîne les titres, devient champion du monde, se
maintenant au sommet de la hiérarchie durant toute une
année.
Fer de lance de l’équipe de France, c’est là qu’il montre le
meilleur de lui-même et se dévoue corps et âme à cette belle
et grande équipe qui fît trembler les anglais de si
nombreuses fois. Son sérieux, sa rigueur, et son amour du
squash en font un exemple pour tous. Le surnom de "Patron",
initialement donné par Framboise de SiteSquash, lui colle à
la raquette et les médias, les joueurs, les fans adoptent
eux aussi ce titre qui résume si bien sa carrière, son
attitude et son aura sur le circuit PSA.
Aujourd’hui, c’est une page fabuleuse qui se tourne. Et nous
avons beau savoir qu’il le fallait, nous ne pouvons pas nous
empêcher de souhaiter que Thierry reste.
Immense champion, au sens noble du terme, gardant toujours
les pieds sur terre, faisant preuve d’un sérieux et d’une
détermination à toute épreuve. Thierry a gravi les échelons
étape par étape, ne revoyant jamais ses objectifs à la
hausse tant que l’objectif précédent n’était pas atteint.
David Palmer disait que « c’est en faisant les petites
choses correctement que les grandes choses se produisent ».
Je trouve que cela caractérise assez bien le parcours de
Thierry qui restera dans l’histoire comme l’homme qui
détrôna les anglophones. Bien d’autres champions dans de
nombreuses disciplines n’ont pas à rougir face au palmarès
de Thierry.
Mais combien d’entre eux peuvent se targuer d’avoir
révolutionné l’histoire de leur discipline?....
Gravenchon
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J’ai mis très longtemps pour effectuer
un hommage à Thierry.
Je ne peux tout simplement pas.
J’ai eu plusieurs fois l’occasion de le rencontrer, j’ai aussi fait
connaissance de son épouse et de ses filles lorsqu’il est venu au
squash de Saint-Chaptes, dans le Gard (club de Stéphane Allarmagot).
Surtout je n’ai rien à ajouter ; j’ai lu et relu tous ces hommages
venant de la planète Squash, de ses amis, de sa famille : émouvant,
sincère, respectueux.
Je souhaite à toute sa famille tout le bonheur possible.
Amicalement et respectueusement
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Pascal à Hong Kong
avec Franck Carlino (2005)

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BONNE ROUTE CHAMPION
par
PASCAL
BOUTREAU (anc. L'Equipe)
Thierry
Lincou a annoncé cette semaine à ma copine Framboise sur le
site sitesquash.com, qu'à 36 ans, il mettait un terme à sa
carrière (il est encore n°10 mondial).
Thierry, j'ai eu la chance, ou plutôt le privilège, de le
côtoyer plusieurs années lorsque je couvrais le squash à
L'Equipe. A l'époque, ce sport était quasi confidentiel dans
les colonnes du journal. Et puis j'ai commencé à mettre le
nez dedans (fortement encouragé par mon amie Pauline, alors
attachée de presse de la discipline).
J'y ai rencontré Thierry qui allait vite devenir "Titi". A
l'époque, Thierry devait être aux alentours de la 10e place
mondiale mais commençait à venir titiller les Britanniques,
maîtres de ce sport.
Je me suis vite attaché à cette équipe qui comprenait aussi
Renan Lavigne, Gregory Gaultier, alors tout jeune,
Jean-Michel Arcucci et évidemment une des chouchoutes de ce
blog, Isabelle Stoehr.
Assez vite, j'ai réussi à récupérer davantage de place dans
le journal pour traiter le squash. Parce qu'ils le
méritaient bien et que lorsque j'accroche avec un sport ou
un sportif, je lâche difficilement le morceau pour œuvre à
leur reconnaissance (je préfère au terme de
"médiatisation"). Avec évidemment Thierry en chef de file.
Je les ai suivis un peu partout, et même à Hong-Kong pour
les Championnats du monde 2005 (j'ai toujours dans mon
armoire, le maillot dédicacé que les Bleus m'avaient offert
à l'époque).
Thierry a grimpé dans la hiérarchie mondiale jusqu'à aller
chercher la place de numéro 1 mondial, en janvier 2004. Une
première pour un joueur non issu du Commonwealth. En 2004,
il s'est aussi offert le titre de champion du monde. Là
encore, une première.
Vous l'aurez compris, Thierry est un grand champion
(également 11 titres de champion de France, deux de champion
d'Europe, 10 ans dans le top 10 mondial, etc. etc.). Mais
au-delà de ces performances sportives, il est aussi un sacré
mec. Un de ceux que je place dans mes tops "humains", dans
la même famille que les Jean-Philippe Gatien, Vincent Vittoz,
Tony Estanguet et quelques autres.
Un de ceux qui possèdent un p'tit truc en plus
indéfinissable, une sorte d'aura qui inspire le respect. Et
qui vous fait comprendre que ce métier de journaliste est un
privilège quand il vous permet de rencontrer de telles
personnes.
Même s'il viendra rendre service à l'équipe de France au
Mondial 2013 par équipes à Mulhouse, Thierry emmène toute sa
famille dans une nouvelle aventure, à Boston, où il
encadrera de jeunes joueurs. Une étape de plus dans la vie
de Thierry, le Réunionnais parti ensuite à Marseille.
Bonne route Thierry. Et surtout, merci pour tout.
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Un grand merci à Thierry pour tout ce
qu'il a fait pour le squash français.
Il est vraiment unique, toujours fair-play, toujours de bonne
humeur, gagnant, et encore plus de qualités, humble, souriant, pas
la grosse tête, vraiment un grand sportif.
Alors Thierry encore merci, tu resteras toujours gravé dans notre
tête et dans notre cœur, même si maintenant tu est très loin.
La famille Marche te souhaite un très bon départ dans ta nouvelle
vie avec ta petite famille, très bon nouveau départ. Tu nous
manqueras énormément.
Gros bisous et bien sûr, au championnat du monde en 2013. Bonne vie
à toi
bisous bisous
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Il est difficile de s'imaginer que
Thierry mette un terme à sa carrière P.S.A après tant
d'années...
Thierry est une légende vivante du Squash par ses résultats, par
son charisme et sa gentillesse, et enfin, par sa longévité dans
cette discipline si difficile sur le plan physique. C'est une
force de la nature.
Toutes les notions que nous essayons de transmettre aux jeunes
aujourd'hui ont été en Thierry (dépassement de soi, combativité,
respect, travail...).
Le squash français perd l'un de ses plus grands athlètes.
Malheureusement, nous savons tous que la vie avance et évolue et
je pense que Thierry maîtrisera très bien son après carrière.
Thierry, je te souhaite beaucoup de bonheurs avec ta famille à
Boston.
Et j'espère que j'aurais la chance de partager, au moins une
dernière fois, une rencontre par équipes avec toi.
A bientôt,
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Squash Moyenne Durance
Thierry nous a annoncé il y a déjà quelques mois qu'il arrêtait
sa carrière et qu'il partait vivre une nouvelle aventure à
Boston.
Cela nous a provoqué un pincement au cœur, mais maintenant que
c'est officiel et au grand jour, je prends pleinement conscience
qu'il va terriblement nous manquer.
Son palmarès n'est plus à relater. Moi je parlerai juste de
l'homme, mon idole, que j'ai rencontré en 2010. Je ne le
connaissais pas personnellement, mon association venait juste
d'être créée que je nourrissais déjà l'espoir de le faire venir
chez nous. Alors je l'ai appelé, présenté un projet sportif
qu'il a de suite accepté.
Avec mes amis du club, on a passé 3 jours merveilleux en sa
compagnie et avec Céline. Il a découvert perdu au milieu de la
campagne un petit club de squash familial et surtout "la bonne
étape", relais château 4 étoiles où il a séjourné.
Nous avons renouvelé l'évènement l'année d'après en 2011. Il a
ainsi donné de son temps pour animer des séances aux jeunes et
adultes, nous a atomisé lors de séances d'entraînements et a
donné du plaisir à tous les spectateurs lors de l'exhibition.
Je n'oublierai pas non plus que lors du tournoi Nico Siri 2012, il nous a
apporté un sac avec des t-shirts neufs floqués de son nom qu'il
nous avait promis ! Non seulement un grand champion mais aussi
un grand monsieur !
Thierry, je te souhaite à toi et toute ta famille beaucoup de
bonnes choses dans ta nouvelle vie, tu resteras toujours mon
idole et le meilleur joueur de squash.

Président du Squash Moyenne Durance |


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RENAN PARLE
DE SON SPARRING PARTNER...
Bien
évidemment, je sais depuis un moment que Thierry arrête sa
carrière sur le circuit PSA et qu'il allait partir à Boston.
Lorsque j'ai vraiment réalisé, lors de l'Open Nicolas Siri, j'ai
craqué, tout simplement. Thierry, c'était mon ami sur le
circuit, mon confident aussi parfois.
Au-delà de tout ce qui a été écrit et réécrit sur Thierry, et de
ses résultats qui parlent d'eux-mêmes, c'est une aventure
humaine qui prend fin pour lui...et une autre qui commence.
Ce qui qualifie au mieux Thierry, c'est sa fidélité. A ses
entraîneurs : ceux qui l'ont guidé à la Réunion jusqu'à son
envol pour la métropole, puis Franck Carlino et Paul Sciberras
qui l'ont épaulé depuis qu'il a 15 ans jusqu'à ses dernières
années sur le circuit.
A sa famille, ses parents, son épouse et ses filles, qui l'ont
toujours soutenu inlassablement du début à la fin de sa
carrière, et d'où il a tiré une force extraordinaire.
A
ses amis, d'enfance, du squash et d'ailleurs, qu'il n'oublie
jamais. A ses partenaires et sponsors, ses différents clubs pour
lesquels il a évolué en Europe, dont le Set Marseille, qui,
comme il l'a dit, est un peu sa deuxième maison à Marseille. Il
en a usé des paires de chaussures sur ces courts, notamment le
7, le 8, le 9 et le 12!
Il
en a crevé des balles, il en avalé des kilomètres d'étoiles, il
en a malmené des lattes de parquets à coups de séances de
pliométrie, il en a tapé des balles (surtout des parallèles
collées), même quand la séance était terminée, un petit rab
était fréquent !
En résumé, c'était une bête de travail avec laquelle j'ai eu la
chance de partager les entraînements pendant dix ans, deux fois
par jour, tant à Marseille, qu'à Montpellier, à Vincennes, à
Paris, à Lyon, à Font-Romeu, à Ile-Rousse, à Tignes, à la
Réunion, qu'en tournois.
Comme
me l'a dit un jour Daniel, son Papa: "vous en avez tapé des
millions de balles ensemble!" Et le moins que l'on puisse dire,
c'est que son travail a payé.
Sa volonté de toujours s'accrocher aussi : n'oublions pas qu'il
a été Champion du Monde Individuel en 2004...en sauvant
une balle de match... en demi-finale (face à Graham Ryding) puis
une autre en finale contre Lee Beachill.
J'ai eu aussi la chance d'être son capitaine avec l'équipe de
Marseille et en Equipe de France avec laquelle il a porté le
maillot bleu pendant 17 ans; et bien que sa carrière
individuelle primait, il s'est toujours investi et donné à 100%
pour la patrie.
Quelques exemples :
- demi-finale Championnat
du Monde par équipes au Pakistan 2005, il est mené 9-0,
7-0 par Shabana, je pars m'échauffer, à mon retour on est à
1 jeu partout et il mène dans le 3ème jeu, il gagne en 4
jeux, impensable vu le début du match;
- Finale des Europe par
équipes 2002, il doit gagner 3-0 contre Chris Walker
pour qu'on ait une chance de s'imposer, il le fait,
notamment en gagnant un jeu 10-9 après avoir sauvé moult
balles de jeu;
- Rebelote en finale des
Europe par équipes 2007 où il doit infliger un 3-0 à
Peter Barker pour maintenir la France dans le coup :
résultat 3-0 d'une solidité monstrueuse.
- Et puis cette finale des
Monde par équipes 2009 au Danemark : match décisif face
à Amr Shabana, x balles de jeu dans le 3e et 4e et défaite
cruelle, Thierry, tellement abattu, quitte le dîner officiel
sans rien dire à personne, je le retrouve dans la chambre
d'hôtel, encore incrédule, les yeux grand ouverts, sur son
lit.

On a partagé tellement de
chambres d'hôtel, sur les cinq continents, tellement de moments,
bons et moins bons, que les anecdotes foisonnent.
Celle qui me vient immédiatement à l'esprit, c'est le record
(imbattable) que Thierry détient pour longtemps encore sur le
circuit PSA : celui du nombre de "room service" commandés
dans tous les hôtels du monde! Avec toujours le même menu : rice
and chicken (et un coca light) !
Les moments inoubliables resteront dans l'ordre chronologique
Belleville, Acapulco, Bogota, Cali, la Réunion bien sûr, Tel
Aviv, les familles qui nous ont accueillis chez elles à
Hong Kong, à Halifax et avec qui nous sommes en contacts
réguliers. J'en oublie sûrement.
Je n'oublie pas les moments de doute en revanche, notamment
lorsqu'en 1997, en début de carrière, au Championnat
du Monde par équipes en Malaisie, alors que chaque jour,
l'équipe prend le brouillon et qu'on voit les autres nations
avancer, on se demande jusqu'à pas d'heure, pas aidés par le
décalage horaire, s'il ne faudrait pas s'exiler en Angleterre ou
aux Pays-Bas pour s'entraîner.
Finalement, nous finirons 13e et nous irons régulièrement
chercher de la confrontation à l'étranger, en gardant la France
comme notre base principale d'entraînement.
Bonne chance Thierry et ta magnifique famille dans vos nouveaux
challenges, vous aviez envie d'une aventure à l'étranger, elle
vient de commencer. Enjoy et la France du squash te donne
rendez-vous à Mulhouse en juin 2013 pour boucler la boucle.

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Thierry a eu une carrière
exceptionnelle et je tiens à le féliciter pour tous les
succès qu' il a obtenu.
Il a été la
locomotive de l'équipe de France, a
toujours montré le bon exemple, le
travail qu'il fournissait à l'entraînement
ainsi qu'en dehors était incroyable, vraiment discipliné au
max et sérieux comme pas possible, à
soigner tous les détails, une très belle hygiène de vie, une
très grande détermination qui lui ont
permis d'aller
chercher les titres les plus prestigieux et de rester dans
le top plus de dix années.
Thierry m'aura beaucoup apporté
durant toute ma carrière et m'apporte
encore aujourd'hui sur tous les
aspects et je lui en suis très
reconnaissant.
On
aura passé
de très bons moment ensemble, des moments mémorables,
toutes
ces
années sur le circuit ainsi qu'en
équipe de France,
on se sera bien fendu la poire!!!
C'est triste de le voir quitter le
circuit après
toutes ces années, il va beaucoup nous manquer. C'était
un partenaire d'entrainement et
coéquipier en or, on se sera mis de bonnes
peignées quand même!!!!
Je lui souhaite beaucoup de bonheur,
succès pour son futur ainsi qu'à sa
famille
Merci.
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1er
septembre 2012. Le squash ne sera plus jamais comme avant. C'est
un peu le coeur gros que je t'écris ce petit mot.
Thierry prend sa retraite. Bien méritée. Que dire ? Beaucoup de
bonheur, de réussite à lui, Céline, Jade et Paola à Boston, aux
States. Sûr qu'il va réussir, s'y plaire et s'épanouir.
Sinon, c'est un peu une page de ma petite vie autour du squash
qui se tourne aussi. Après celle de David à Rotterdam. Les
adieux à Mulhouse seront je l'espère grandiose tant au niveau du
résultat que de la cérémonie qui sera je l'espère organisée en
son honneur. Il le mérite tant.
Si à cette occasion, l'équipe de France pouvait venger la finale
danoise qui aurait du être le dernier joyau sur la couronne du
Roi Thierry.
Je me rappellerais toujours un coup de fil en février 2004 sous
la pluie au à l'extérieur du club de Saint Etienne quand je
"rêvais" de voir Thierry Lincou participer à mon petit tournoi
national d'Avignon.
Déjà avoir un joueur de cette envergure au téléphone me
paraissait impossible, lui parler me faisait bizarre, on ne se
connaissait pas. Il a dit oui. Je pense l'avoir accueilli comme
il se devait non seulement à mon club mais aussi chez moi, avec
Céline et Jade qui n'avait que quelques mois.
D'autres rencontres sur des tournois, notamment celles quasi
intimistes à 23h au bord du court vitré de Broadgate Arena
pendant les Super Series Finals à Londres en 2004 et 2005
pendant qu'il se faisait masser par le pakistanais - "court
attendant" chargé de nettoyer le court - pour récupérer de
ses batailles héroïques contre Ricketts (remplaçant Nicol
blessé) puis Beachill en demie. Ces moments privilégiés
resteront toujours dans ma mémoire comme des moments rares,
exceptionnels, que j'ai goûté avec plaisir mesurant le bonheur
qui était le mien de pouvoir côtoyer une idole. Un jeu unique,
un homme à part, un homme unique.
Passionné de sport, il y a des gens que tu idolâtres, tu rêves
de les rencontrer. Le squash, à la différence d'autres sport
permet cela. Je ne rencontrerais peut être jamais Roger Federer
ou Tiger Woods mais j'ai rencontré Thierry Lincou.
Il aura toujours un place particulière dans mon esprit et dans
mon coeur. Tu vas me manquer, nous manquer.
Merci Monsieur. Merci l'artiste.

Avignon
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“Le Club 86 de Poitiers
félicite Thierry Lincou pour tout ce qu’il a apporté à la
communauté Squash française et internationale.
Il lui adresse tous ces encouragements et ses félicitations
pour sa reconversion professionnelle aux US.
Good Luck !”

Tchao l'artiste, et merci pour
tout ! Plein de bonnes choses pour ta nouvelle vie...
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Petite pensée pour un grand
monsieur du squash aujourd'hui, notre "patron" Titi Lincou
qui a décidé de poser la raquette et de partir a Boston pour
enseigner aux autres ce qu'il a appris :)

Longue vie au Patron dans sa
nouvelle life.
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Bonjour,
Un petit pincement au cœur. Un des plus beaux jeux du
circuit, le geste juste, une classe incroyable.
Juste une petite interrogation : Pourquoi des chaussettes
montantes Thierry?
Bonne chance pour les Mondiaux de 2013. Beaucoup de réussite
et de bonheur à Boston.
Amitiés.
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